Résumé JSC - Nancy

Qu’elle est belle !

Oubliée la déconvenue de la précédente rencontre dans son antre de Jean Jaurès, en cette soirée comptant pour la 28ème journée du championnat de Proligue, la JS Cherbourg Manche Handball a porté haut ses valeurs soixante minutes durant pour s’offrir un succès ô combien mérité face à la formation du Nancy Handball qui n’était pourtant pas la première venue (37 -34).

Si l’on osait, on pourrait presque dire « Enfin ! ». Effectivement, la JS Cherbourg a enfin réussi à vaincre le signe indien qui la poursuivait depuis le début de la saison. Elle a réussi à vaincre une équipe mieux classée qu’elle et qui avait encore un œil qui regardait vers le haut, du côté des Play-offs. Qui plus est, elle l’a fait de bien belle manière, sans trembler et avec une autorité de tous les instants qui, jusque-là, lui avait fait défauts à nombre de reprises. Quelque part, du longtemps espéré par le fidèle public d’un Jean Jaurès qui affichait une nouvelle fois complet (1 951 spectateurs). Du longtemps espéré devenu réalité en cette soirée et pourtant ! Pourtant, avant cette rencontre, sur le papier, l’affaire était loin d’être acquise de par le fait d’une infirmerie plus que bien garnie. Les deux pivots (Muel et Abie Resende) étaient en effet absents tout comme la patte gauche de Basualdo et la furia contagieuse de Musy. Cela faisait assurément un gros trou dans l’effectif habituel et pourtant ! Et pourtant les cherbourgeois ont su faire face. Assurément une belle leçon que l’on pourrait peut-être résumer en s’appuyant sur une vieille maxime : « quand on veut, on peut ». Cela n’aura jamais été aussi vrai qu’en cette soirée car malgré les coups de boutoir à répétition de l’ancien cherbourgeois Rohnan Conte-Prat, Nancy a subi soixante minutes durant cette envie de bien faire qui transpirait de tous les pores des maillots mauves.

« Nous avions envie de montrer une autre image que celle montrée face à Billère » a expliqué Antoine Léger. Mission accomplie cap’taine ! Et Vincent Férey, le président du club n’était pas le moins heureux des hommes, lui qui, à la mi-temps nous confiait « au moins, là ils se donnent à fond ». Et c’est vrai que tous ceux qui sont entrés sur le terrain ont mouillé le maillot porté qu’ils étaient par des supporters en folie. Plus que jamais, en cette soirée, les hommes d’Eduard Fernandez Roura avaient bien mérité de cette longue et presque interminable ovation reçue à l’issue de la rencontre. Allez les Mauves, allez jusqu’au bout du championnat de cette même manière, nous serons encore un peu plus fiers de vous.

 

En mode patron

Avec le retour de blessure de son meneur de jeu, dès l’ouverture des hostilités, la JSC affichait la couleur en ouvrant le score. Mieux même, en à peine 3 minutes de jeu, elle avait déjà fait un premier break (3-1). Un break qu’elle parvenait à maintenir dans les minutes suivantes mais c’était sans compter sur un certain Conte-Prat qui à lui seul portait l’équipe de Nancy pour ramener les équipes à égalité (5-5 à la 11e). Plutôt que de baisser la tête, les mauves réagissaient de la plus belle manière par le biais d’un 3-0 « claqué » en 2 minutes (8-5 à la 11e). A ce rythme, on se disait que la marque au coup de sifflet final allait atteindre des sommets et tel fut d’ailleurs bien le cas. En attendant, une nouvelle fois Nancy allait réagir et, dans un premier temps revenir à hauteur des locaux (10-10 au quart d’heure de jeu). Quasi dans la foulée, les visiteurs allaient passer devant (12-13 à la 19e). Pis même, 5 minutes plus tard, c’était à eux de faire le break (14-16 à la 24e). Là, on commençait à se dire que la suite risquait d’être difficile pour une JSC diminuée mais tel ne fut pas le cas. Portés par ce tout petit supplément d’âme venu du public qui les encourageait, Léger et les siens ne lâchaient pas l’affaire et revenait à hauteur des nancéens (17-17 à la 26e). Les 3 dernières minutes emmenées sur un rythme fou-fou-fou permettaient même aux locaux de virer en tête au repos (20-19).

De retour sur le terrain et après un arrêt de son gardien, malgré un premier tir raté, la JSC affichait de nouveau son envie de bien faire et augmentait son avance (22-19 à la 33e). C’était reparti « à fond les manettes » pour la seconde période. Tellement bien reparti que l’avantage allait passer à 4 buts à la 37e minute (26-22). Et puis ! Et puis, quelques minutes plus tard tout était à refaire puisque Nancy égalisait par le biais d’un 0-4 (26-26 à la 42e). Seulement voilà, en cette soirée, il en fallait plus pour mettre à mal une JSC conquérante. Zahaf dans ses buts calmait les velléités adverses en faisant un deux sur deux aux pénalties et, devant, Léger et son compère Goujon Bellevue avaient une patte de folie. Dans la minute qui suivait la JSC repassait devant (27-26) et, après quelques égalisations nancéennes, elle faisait un trou que l’on pouvait penser rédhibitoire (32-28 à la 48e). Tel était d’ailleurs bien le cas même si les visiteurs revenaient momentanément à deux buts (34-32 à la 53e). Portés comme jamais par un chaudron de Jean Jaurès chaud bouillant, les mauves « assuraient » la fin de match au point de voir leurs adversaires baisser pavillon dans les derniers instants de la rencontre. Tous autant qu’ils étaient, les 14 qui étaient sur la feuille de match avaient bien mérité de cette victoire (37-34).

Louis Lefèvre

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