De retour à la compétition après cette longue pause. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Cette pause nous a fait du bien, notamment pour digérer le dernier match à l’extérieur. On est revenus plus forts à l’entraînement, même à l’extérieur entre nous. Je trouve que le groupe a gagné en cohésion, ce qui est important pour bien finir la saison.
Finalement, même si ce n’était pas prévu, cette pause arrive au bon moment ?
Oui, on peut dire ça. Elle tombe au bon moment pour tout le monde. On a connu des hauts et des bas, mais malgré ça, on est restés solidaires et soudés jusque la fin.
Le calendrier est particulier : une longue pause puis beaucoup de matchs rapprochés. Comment vous adaptez-vous ?
On travaille le staff médical. Il y a un suivi avec les kinés, et les entraînements sont plus courts mais plus intenses, pour nous mettre dans les meilleures conditions avant les matchs.
Face à Créteil, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
On est dans une bonne dynamique. On revient fort et il faut qu’on revienne fort dans tous les cas parce qu’on veut montrer un meilleur visage qu’il y a deux semaines, que ce soit pour le club ou pour nous-mêmes.
Le fait d’être provisoirement 9e, ça joue dans les têtes ?
On sait que la saison est encore longue. Cette 9e place ne change pas notre état d’esprit : on reste ensemble jusqu’à la fin. On est convaincus que ça finira par payer à la fin de la saison
Sans trahir les secrets du vestiaire, après le dernier match à l’extérieur, il y a eu des échanges dans le vestiaire ? Oui, beaucoup. On a échangé entre nous, même en dehors du club, ici à Cherbourg. On a mis les choses à plat, dit ce qui allait et ce qui n’allait pas. Au final, ça a renforcé le groupe.
C’est important de se voir en dehors du cadre du vestiaire ?
Oui, c’est essentiel. Ça renforce la cohésion, sur et en dehors du terrain. C’est important pour qu’un groupe vive bien.
Le scénario du match aller est-il encore dans les têtes ?
C’était un match un peu fou, mais aujourd’hui, il faut passer à autre chose. C’est du passé. On se concentre sur le match de dimanche et on avance.On a envie de gagner, toujours, on veut toujours la victoire, tout le monde veut la victoire.
Tu es un joueur prometteur et tu prends de plus en plus d’importance dans l’équipe. Comment vis-tu cette progression ?
Le staff et le club m’ont fait confiance, et j’ai essayé de prouver et montrer de belles choses qui m’ont mené ici aujourd’hui . Mais c’est aussi grâce au collectif qui m’a mis en valeur. On pense également à Hugo, même s’il n’est pas là aujourd’hui : il a aussi contribué à mon évolution.
Devenir demi-centre numéro 1 aussi rapidement, tu t’y attendais ?
Pas du tout. Tout est allé vite, mais de manière progressive. Ça m’a permis de m’exprimer davantage.
Comment es-tu venu au handball ?
J’en fais depuis tout petit. Au départ, je jouais au foot, mais je n’étais pas trop habile avec mes pieds, alors je me suis tourné vers le hand. J’ai commencé en Guadeloupe, à Sainte-Anne, et aujourd’hui encore, je représente haut et fort les couleurs de ma ville.
Tu es sous contrat jusqu’en 2027. Comment vois-tu la suite ?
Je reste concentré sur le présent. Il me reste encore du temps ici, donc je ne me projette pas trop loin. On verra ce que l’avenir me réserve.
Qu’est-ce qui te plaît le plus à Cherbourg ?
Ce n’est pas le climat, mais surtout le club, son organisation, le staff et le public. C’est un excellent environnement pour progresser. Le public est extraordinaire, probablement le meilleur de ProLigue. Et franchement, pour une première expérience en France, métropolitaine, je trouve que c’est vraiment agréable.
Cherbourg est souvent vu comme un club tremplin. Tu pourrais t’inscrire dans la durée ?
Le club a le potentiel pour monter en StarLigue, j’en suis convaincu. Tôt ou tard, ça arrivera.Je trouve qu’il a le potentiel pour monter, tôt ou tard, il va monter, c’est sûr. Je ne sais pas comment vous décrire comment on va le faire, mais je suis sûr à 100% que Cherbourg montera en StarLigue bientôt.

Coach, y a-t-il un sentiment de revanche face à Créteil ?
Non, pas du tout. L’objectif, ce sont les deux points. C’est un match important dans la course, mais il n’y a pas d’esprit de revanche.
C’est un adversaire direct, donc un match particulier ?
Tous les matchs sont importants. Aujourd’hui, il faut surtout prendre des points pour se placer au mieux en vue des play-offs.
Jouer le dimanche change-t-il votre organisation ?
Oui, on a adapté la semaine : entraînements en début de semaine, repos au milieu, puis reprise jusqu’au match. On part la veille pour s’entraîner sur place.
Sur le plan physique, comment avez-vous géré cette période de pause ?
On a travaillé comme lors d’une pré-saison, avec une grosse charge physique au début, puis une baisse progressive pour arriver en forme sur un mois d’avril très chargé.
