Conférence de presse – Yanis Busselier

Proligue

Comme on l’a dit, c’est une victoire qui arrive au bon moment et qui fait du bien ?

Oui, clairement, ça fait du bien. En plus, il y avait un esprit de revanche par rapport au match aller, où on avait perdu dans les dernières secondes. Cette fois, c’est nous qui avons su faire la différence à la fin.

Tu es satisfait aussi sur le plan individuel ?

Oui. C’est le résultat du travail fourni ces dernières semaines, avec beaucoup d’assiduité et de concentration. Il faut maintenant réussir à reproduire ça sur les prochains matchs. Je suis satisfait, même s’il reste encore des points à améliorer.

Sans entrer dans les détails du vestiaire, vous aviez eu une discussion entre joueurs après les matchs de Frontignan et Valence. Est-ce que la performance de dimanche en est le résultat ?

Ça a joué, oui, mais pas seulement. On a aussi bien travaillé à l’entraînement pour préparer ce match contre Créteil. On restait sur deux défaites, donc il y avait forcément de la frustration. On avait vraiment envie de retrouver la victoire et de ramener un peu de sourire dans le groupe.

Cette victoire peut-elle lancer une dynamique, surtout avec un mois d’avril important ?

Oui, parce que des matchs importants arrivent, à commencer par Sarrebourg à domicile. Avril va être chargé, donc bien reprendre après la trêve avec une victoire, c’était essentiel. Maintenant, il faut rester concentrés et aller chercher les prochains résultats.

Dans quel état d’esprit abordez-vous le match contre Sarrebourg ?

Avec le même état d’esprit que contre Créteil. Il faut bien travailler en amont et être impactants dès le début du match. L’idée, c’est de prendre l’avantage rapidement, puis de jouer notre jeu, avec du rythme et de la continuité, pour aller chercher des points importants à la maison.

Comment juges-tu ta saison jusqu’ici ?

Il y a beaucoup de paramètres qui entrent en jeu. J’ai essayé de rester fidèle à moi-même tout au long de la saison. Ronaldo a aussi été très performant à certains moments, donc c’est logique qu’il ait eu du temps de jeu. Les rôles évoluent selon la forme de chacun. L’idéal, c’est quand on est tous les deux performants, comme sur certains matchs cette saison. En ce moment, je me sens bien, donc je dois continuer à travailler et rester concentré sur ce que je sais faire.

Vous allez enchaîner beaucoup de matchs. Est-ce que ça change votre préparation ?

Physiquement, on sait que ça va être exigeant. Mais ce sont aussi des périodes importantes. Il faudra que tout le monde soit à 100 % pour aller chercher un maximum de points. On est prêts pour ça.

Tu entres aussi dans la dernière ligne droite avec la JSC. Comment abordes-tu cette fin d’aventure ?

Franchement, je prends énormément de plaisir avec le groupe. L’objectif, c’est de continuer comme ça et d’aller chercher les playoffs le plus haut possible.

Ton transfert à Dunkerque a été officialisé. Pourquoi ce choix ?

Dunkerque est un club familial, formateur, avec une vraie histoire et une présence durable en StarLigue. Le projet m’a séduit, même avec le récent changement d’entraîneur. C’est une belle opportunité pour progresser, découvrir autre chose et devenir un meilleur joueur.

Y a-t-il aussi une envie de prouver en StarLigue ?

Un peu, oui. Mais à l’époque, j’étais encore jeune, c’était mes débuts. Aujourd’hui, je veux surtout montrer qui je suis vraiment, m’exprimer sur le terrain et prendre du plaisir.

On sait que tu aimes bien te projeter sur le calendrier et anticiper les points. Tu avais coché cette victoire à Créteil ?

J’étais plutôt partagé. Je savais que c’était un déplacement très compliqué, face à un concurrent direct. Donc non, je ne l’avais pas forcément coché. J’en avais coché d’autres qui ne sont finalement pas passés. C’est aussi ce qui fait la beauté de ce championnat : il y a toujours des surprises. Peu de gens pensaient qu’on allait gagner à Créteil, et pourtant on l’a fait. À l’inverse, certains pensaient que ce serait “logique” de gagner à Frontignan, et ça n’a pas été le cas. À nous maintenant de continuer à créer des surprises jusqu’à la fin de la saison.

Face à Sarrebourg, il y a un écart au classement et vous avez gagné à l’aller. Est-ce que ça peut sembler plus facile ?

Ce serait une énorme erreur de penser comme ça. Rien n’est gagné d’avance. C’est une équipe accrocheuse, qui reste compétitive jusqu’au bout. Par exemple, ce week-end, ils étaient devant à une minute de la fin avant de finalement perdre. Ça montre bien leur capacité à se battre. Si on aborde ce match en pensant qu’il sera facile, on va droit à la faute.

Sur la fin de match à Créteil, est-ce que ça te rassure de voir que vous savez aussi faire basculer ces moments-là ?

Oui, surtout sur la dernière action. Après, il ne faut pas oublier qu’on a mené une grande partie du match, avec quelques buts d’avance. On s’est un peu fait peur à la fin avec des erreurs évitables. Mais ce que je retiens, c’est notre capacité à rester sereins sur la dernière action. Ce n’était pas du tout ce qu’on avait prévu au départ, ils ont changé leur défense au dernier moment, et l’équipe a su s’adapter. Ça, c’est très positif et rassurant.

Cette sérénité, tu l’avais déjà ressentie cette saison ?

Oui, sur certains matchs importants. On a fait de très bonnes prestations contre des équipes du haut de tableau, comme Ivry ou encore Créteil. Globalement, on est souvent dans des matchs serrés : on perd rarement de beaucoup. Ça montre qu’on est capables de rivaliser avec tout le monde. Maintenant, l’objectif, c’est de réussir à faire basculer davantage de ces matchs en notre faveur.

Avec le calendrier chargé qui arrive, comment vous adaptez-vous dans le travail ?

On sort d’un gros bloc de travail. Même s’il y avait deux semaines sans match, pour nous ça faisait presque trois semaines avec le rythme précédent. On a beaucoup travaillé physiquement et tactiquement pour se préparer à cette période. Maintenant, les séances sont plus courtes et plus intenses. Tout est optimisé : les entraînements durent maximum une heure et demie, les vidéos sont plus concises. L’idée, c’est d’aller à l’essentiel et d’enchaîner préparation, match, récupération, puis à nouveau préparation. Le rythme est très soutenu jusqu’à la fin avril.

Le fait d’avoir tout le groupe disponible, c’est un vrai avantage ?

Oui, c’est essentiel. Ça permet de faire tourner et d’avoir de l’impact à tous les postes. Même des joueurs qui ont moins de temps de jeu peuvent apporter énormément, comme on l’a vu récemment. Tout le monde a un rôle à jouer selon les moments.

Avec cet enchaînement, est-ce que vous pensez aussi à gérer les efforts en cours de match ?

Si on peut se permettre de gérer, c’est qu’on est déjà dans une bonne situation. Mais l’objectif reste de jouer chaque match à fond. Bien sûr, s’il y a un écart au score, on pourra faire tourner davantage pour éviter les blessures. Mais la priorité, c’est de gagner. On a aussi renforcé tout ce qui est récupération : soins, kiné, etc. Je suis confiant sur notre capacité à tenir ce rythme.

Un mot sur Yanis, qui va quitter le club. Qu’est-ce que tu retiens de lui ?

Je le connais depuis longtemps. Il est venu ici avec l’objectif de se relancer et de montrer ses qualités, et il l’a fait. Il a passé trois saisons avec nous, il a progressé et a saisi son opportunité pour aller plus haut. Je lui souhaite vraiment le meilleur. C’est quelqu’un de très professionnel, très agréable à coacher. Toute l’équipe est contente pour lui. Son choix est le bon pour sa carrière, et je suis sûr qu’il va continuer à progresser.

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