Adel, après ce dernier match, dans quel état d’esprit êtes-vous après ce scénario particulier ?
Je suis toujours dans le même état d’esprit, qui est de travailler le plus possible, d’essayer de mettre tous les ingrédients pour arriver en forme aux play-offs et dans les meilleures conditions. C’est sûr que, lors des deux derniers matchs à domicile, on n’a pas fait les meilleures prestations, mais on essaie toujours de travailler sur ce qui ne va pas et d’identifier ce qu’on a mal fait pour le corriger, afin d’arriver prêts aux play-offs et sur une bonne lancée. Là, on reçoit Cournon et ensuite on va à Ponto, donc on va essayer de tout faire pour arriver dans de meilleures conditions pour les play-offs.
Est-ce qu’on arrive aussi à un moment de la saison où les play-offs approchent, sans dire qu’on va lever le pied ? On essaie d’assurer le coup, ce n’est pas le moment de se blesser ?
Je peux l’entendre, mais ce n’est pas trop ma philosophie. Je suis plutôt dans une logique de me donner à fond, peu importe l’enjeu du match. Je pense que oui, bien sûr, on essaie d’éviter les blessures, mais moi, je me donne à fond, donc je ne réfléchis pas trop comme ça.
Arriver dans de bonnes conditions pour les play-offs, ça passe forcément par des victoires ou ça peut être autre chose ?
Je pense que oui, ça passe par des victoires, mais aussi par le travail à l’entraînement. Évidemment, il faut aussi le prouver en match, mais je pense qu’on a un gros travail à l’entraînement, que ce soit sur l’intensité, le technique ou le tactique, et je sais qu’on va arriver dans les meilleures conditions pour les play-offs.
Est-ce que ça reste important de gagner ce dernier match de saison régulière à domicile, où vous avez eu des résultats assez en dents de scie ?
Je pense que oui, c’est important pour nous de gagner contre Cournon, surtout pour notre public, et aussi pour nous, afin de retrouver de la confiance à la maison. Je pense que ça va être un match important pour nous, et pour le public cherbourgeois.
Comment expliques-tu, s’il y a une explication, que vous soyez cette année plus performants à l’extérieur qu’à domicile ? Est-ce lié à votre style de jeu ou à un aspect mental ?
Honnêtement, je ne sais pas. On prend les matchs comme ils viennent, sans se poser forcément la question du domicile ou de l’extérieur. On essaie d’y aller à fond à chaque fois. Quand on regarde le bilan, peut-être qu’on a plus gagné à l’extérieur, mais je ne pense pas que ça signifie qu’on est meilleurs à l’extérieur qu’à domicile. Je pense que ça s’équilibre.
Régulièrement lors des défaites, notamment à domicile, il y a des pertes de balle un peu dommageables. Statistiquement, la JSC est la troisième équipe qui perd le plus de ballons en championnat. Comment expliques-tu cela ?
Moi, en tant que pivot, c’est compliqué, parce que je touche surtout la balle pour finir les actions, poser des blocs ou en récupération défensive. Honnêtement, je ne saurais pas l’expliquer. Il faudrait plutôt poser la question aux joueurs de la base arrière, qui gèrent davantage les phases de jeu, les croisés et l’aspect tactique.
Est-ce que vous regardez déjà le classement pour savoir quel adversaire vous pourriez affronter en play-off ? Et avez-vous une préférence ?
Évidemment qu’on regarde contre qui on peut tomber, mais une préférence, je ne pense pas. Comme je l’ai dit depuis le début, je me donne à fond, et je pense que toute l’équipe est dans le même état d’esprit. Peu importe l’adversaire, le but est de gagner, à l’aller comme au retour.
Il n’y a pas une envie de revanche contre certaines équipes ?
On pourrait être revanchards, mais ce n’est pas ma philosophie. Sinon, on ne prendrait pas tous les matchs de la même manière. Ce n’est pas parce qu’une équipe nous a battus largement à l’aller qu’on va être plus agressifs que face à une équipe contre laquelle on a perdu de peu. L’état d’esprit doit rester le même.
Il y a aussi Caen, avec l’aspect derby…
Je ne dirais pas que ça nous a fait particulièrement mal, parce qu’on a fait deux bons matchs contre Caen, à domicile comme à l’extérieur, même si on n’a pas gagné. Ce sont des matchs intéressants pour progresser. Bien sûr, perdre un derby fait mal, mais au final, ça reste le même nombre de points perdus.
En termes de déplacement, affronter une équipe plus proche serait aussi un avantage ?
Oui, forcément. Si on joue une équipe de région parisienne ou Caen, ce sera moins fatigant physiquement que d’aller à Sélestat, par exemple.
Et toi, Adel, comment juges-tu ta saison ?
Je pense que je fais une bonne saison. Elle n’est pas encore terminée, donc je préfère attendre avant de faire un bilan complet. Mais pour l’instant, je me sens bien, on a une bonne rotation avec Axel, et ça fonctionne bien au poste de pivot.
Surtout que cette complémentarité va durer…
Oui, énormément. On échange beaucoup en dehors du terrain, après les entraînements et les matchs. Axel m’apporte beaucoup au quotidien.
